Vendeur-colporteur de presse : « Un métier difficile mais valorisant »
NORD-ECLAIR du 11/07/2010
On recense environ 20 000 vendeurs-colporteurs de presse en France. Un métier ancien et au statut particulier. Cette activité s'exerce en nom propre et de façon indépendante pour le compte d'un dépositaire ou d'un éditeur.
Jérémy Delsalle, dépositaire de la presse quotidienne régionale à Halluin, travaille avec quinze colporteurs de presse. Ils rayonnent sur Halluin, Roncq, Comines, Linselles, Bousbecque et Wervicq-Sud pour un volume global de 5 000 à 6 000 journaux par jour. L'activité constitue le plus souvent un complément de revenus mais peut aussi, pour des grosses tournées, assurer un salaire convenable.
Les vendeurs-colporteurs perçoivent un intéressement d'environ 15 % sur le prix du journal. Les rémunérations peuvent varier de 300 à 1 500 E pour une mission à honorer sept jours sur sept et toute l'année. Franck Vandorpe est colporteur, une activité qu'il cumule depuis un an avec son métier de chef-cuisinier dans un restaurant de Linselles : « J'ai ouvert une poissonnerie à Halluin il y a quelques années mais j'ai fait faillite, je dois rembourser mes dettes. Un beau jour, j'ai vu une annonce en lisant le journal, je me suis dit pourquoi pas proposer mes services. Je travaille 90 heures par semaine mais je n'ai pas le choix. Et puis l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, paraît-il ! » Priscille et Jacques Descheerver exercent depuis huit ans. En couple. À respectivement 55 et 62 ans, ils sillonnent les rues de Linselles dès potron-minet.
« Il y a une certaine part d'insécurité la nuit. C'est pour cela que nous avons choisi d'assumer cette tournée ensemble. On ne se marche pas sur les pieds pour autant », sourit Jacques en mari protecteur.
À 27 ans, Maxime Guzik vient de Tourcoing chaque matin pour assurer sa tournée avant de commencer sa journée de travail. Dans la vie, ce Tourquennois est chef d'équipe dans une entreprise de couverture à Roncq. « Ma compagne élève notre enfant, ce job est un complément. C'est sûr, je ne fais jamais la grasse matinée mais j'ai découvert un univers que je ne connaissais pas. C'est un boulot difficile mais valorisant. J'aime beaucoup le contact avec les lecteurs. » Chacun vit l'activité différemment mais tous partagent la même hantise : la panne de réveil.
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Régularité, discrétion, courtoisie, les qualités du vendeur colporteur de presse
LE PROGRES du 15/06/2010
Hier, Guy Bettinelli, directeur logistique du portage des journaux La Tribune - Le Progrès, a présidé la remise des prix du challenge portage.
Le lauréat, M. Levet, qui a réalisé un nombre important d'abonnements, a obtenu le premier prix : un téléviseur et un GPS ; M. Charriot et M. Bard ainsi que Mme Beaugeant ont obtenu un GPS et M. Chambost un blouson.
Le Vendeur Colporteur de Presse (V P C) exerce une profession référencée qui demande des qualités : régularité, discrétion, courtoisie; il est représentant commercial du journal et propose des abonnements.
Dans la Loire, La Tribune-Le Progrès dispose de 120 porteurs pour 20 000 journaux distribués chaque jour. C'est un travail à temps partiel rémunéré ; il faut être matinal et ne pas craindre les intempéries, savoir organiser la tournée selon la liste des abonnés, sur le plan géographique, et savoir mettre en valeur les avantages d'un abonnement au journal. Le vendeur colporteur est souvent attendu par les lecteurs matinaux, avides de nouvelles fraîches, et il doit savoir faire remonter au journal les difficultés rencontrées.
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